octobre 22, 2026

BYD bondit de 154 % et Chery de 246,5 % : les constructeurs chinois surfent sur l’essor des véhicules électriques

En Europe, l’essor des véhicules électriques transforme le classement des marques automobiles. Entre janvier et septembre 2026, BYD a vu ses immatriculations progresser de 154 % et Chery de 246,5 %, selon les chiffres de l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). Ces hausses spectaculaires interviennent dans un marché qui avance lui aussi : plus de 8,5 millions de voitures neuves ont été vendues dans l’Union européenne sur les neuf premiers mois de l’année, soit une croissance de 5,7 % par rapport à la même période de 2025.

La dynamique est portée par l’électrification, même si les hybrides non rechargeables restent les motorisations les plus répandues. Les modèles 100 % électriques, eux, progressent beaucoup plus vite que la moyenne, offrant aux constructeurs chinois un terrain favorable pour gagner en visibilité. Pour une acheteuse comme Léa, qui compare les tarifs et les autonomies avant de remplacer sa voiture, ces nouvelles marques sont désormais des options concrètes, et non plus des curiosités. Cette percée ne signifie pas que les groupes européens ont perdu leur avance : Volkswagen domine toujours le marché, tandis que Stellantis et Renault conservent des positions majeures. Elle révèle plutôt une compétition plus serrée, où l’offre, les prix et la capacité à répondre aux attentes locales pèsent autant que la réputation historique.

BYD et Chery accélèrent sur le marché automobile européen

Les chiffres de janvier à septembre 2026 illustrent l’ampleur du changement : BYD a écoulé environ 206 000 voitures dans l’Union européenne, en hausse de 154 % sur un an. Chery atteint près de 137 000 unités, après une progression de 246,5 %. Ces résultats signalent une montée en puissance rapide des constructeurs chinois, même si leurs volumes restent inférieurs à ceux des grands groupes déjà installés.

Leur avancée s’inscrit dans un contexte où l’offre électrifiée se diversifie et où les conducteurs évaluent davantage le rapport entre équipement, prix et autonomie. Pour Léa, le choix ne se résume plus à comparer les marques européennes : elle examine aussi les nouveaux modèles venus de Chine et leur disponibilité dans son pays. Cette compétition est au cœur de la bataille des voitures électriques en Europe.

Des progressions fortes, mais des volumes encore contrastés

Une hausse en pourcentage ne suffit pas à mesurer le poids d’une marque : elle dépend aussi du niveau de départ. La progression de Chery, supérieure à celle de BYD, ne signifie donc pas que ses immatriculations dépassent celles de son rival. Les deux constructeurs gagnent toutefois rapidement du terrain dans un marché où l’électrification devient un critère central.

Cette présence accrue nourrit l’intérêt des automobilistes, mais aussi les questions sur la production, les réseaux de distribution et l’adaptation des modèles aux usages européens. L’expansion des marques chinoises s’inscrit dans une stratégie d’implantation plus large, que résume l’analyse consacrée aux voitures électriques chinoises en Europe.

Les véhicules électriques tirent l’essor des ventes

Le marché européen a enregistré 971 048 immatriculations en septembre, soit une hausse de 9,3 % sur un an. Sur les neuf premiers mois de 2026, le total dépasse 8,5 millions de voitures neuves, en progression de 5,7 % par rapport à la même période de 2025. L’ACEA décrit une activité résiliente malgré la hausse des prix des carburants et les tensions géopolitiques.

Les hybrides non rechargeables conservent la première place, avec 36,3 % du marché et près de 3,1 millions d’unités. Les électriques à batterie représentent 22,7 %, soit environ 1,9 million de véhicules, mais leur croissance annuelle atteint 48,5 %, bien davantage que celle des hybrides non rechargeables, en hausse de 10,7 %.

Les motorisations électrifiées gagnent des parts

Les hybrides rechargeables comptent pour 10,1 % des ventes, avec plus de 860 000 voitures immatriculées et une progression de 18,6 % sur un an. À l’inverse, la part des modèles à essence est tombée à 21,2 %, contre 27,7 % un an auparavant ; celle du diesel recule à 7,1 %, contre 9,3 %.

La progression des électriques est particulièrement nette dans plusieurs marchés importants. Entre janvier et septembre, les immatriculations ont augmenté de 79,1 % en France, de 58,1 % en Allemagne et de 40,3 % au Danemark. Pour les acheteurs, cette évolution élargit les choix disponibles et rend la mobilité électrique plus présente dans les décisions d’achat courantes.

Motorisation ou constructeur Résultat de janvier à septembre 2026 Évolution annuelle
Hybrides non rechargeables 36,3 % du marché, près de 3,1 millions de voitures +10,7 %
Électriques à batterie 22,7 %, environ 1,9 million de voitures +48,5 %
Hybrides rechargeables 10,1 %, plus de 860 000 voitures +18,6 %
BYD Environ 206 000 immatriculations +154 %
Chery Environ 137 000 immatriculations +246,5 %

Ces chiffres éclairent une transition énergétique qui avance à des rythmes différents selon les technologies et les pays : les hybrides dominent encore, tandis que les électriques affichent l’accélération la plus marquée.

Les constructeurs historiques restent en tête

La croissance automobile des marques chinoises ne renverse pas encore la hiérarchie européenne. Volkswagen Group a vendu 231 474 voitures en septembre, en baisse de 4,1 % sur un an, mais totalise plus de 2,2 millions d’immatriculations depuis janvier, en hausse de 0,7 %. Sa part de marché atteint 26,2 %, contre 27,5 % un an plus tôt.

Stellantis, deuxième groupe du marché, a enregistré 139 582 ventes en septembre, en progression de 4,7 %. Sur neuf mois, il totalise 1,3 million de voitures, soit +5,1 %, et conserve une part de marché de 15,8 %. Renault Group a vendu 102 364 véhicules en septembre, mais ses 882 788 immatriculations sur neuf mois représentent un recul de 3,5 % et sa part de marché passe de 11,4 % à 10,4 %.

Une concurrence qui se joue aussi sur l’offre

Les groupes historiques disposent d’une implantation ancienne, de réseaux de vente étendus et d’une forte notoriété. Mais les constructeurs chinois élargissent rapidement leur gamme et bénéficient de l’attention portée aux véhicules électriques. Pour Léa, la comparaison porte autant sur le prix et l’usage quotidien que sur le nom apposé sur le capot.

La poussée de BYD et de Chery s’observe donc au sein d’un secteur en recomposition, plutôt que comme un remplacement immédiat des acteurs européens. Les chiffres montrent une concurrence plus vive, tandis que la baisse du poids des moteurs thermiques redessine progressivement l’industrie automobile.

Les facteurs qui expliquent la percée des marques chinoises

La croissance de BYD et Chery coïncide avec l’accélération des ventes électriques et l’élargissement du choix proposé aux automobilistes. La comparaison est désormais possible entre plusieurs catégories de véhicules électrifiés, ce qui rend le marché plus accessible aux nouveaux entrants. Pour les acheteurs, l’enjeu est d’évaluer les modèles selon leurs besoins réels, plutôt que de se fier uniquement aux taux de progression des marques.

  • Une demande électrique en hausse : les ventes de voitures 100 % électriques ont progressé de 48,5 % dans l’UE sur neuf mois, créant un environnement favorable aux marques spécialisées dans ces motorisations.
  • Une offre plus diversifiée : hybrides, hybrides rechargeables et modèles à batterie répondent à des usages différents, tandis que les motorisations thermiques perdent du terrain.
  • Des positions à défendre : Volkswagen, Stellantis et Renault restent parmi les principaux groupes européens, mais leurs parts de marché évoluent dans un contexte plus concurrentiel.
  • Des marchés nationaux dynamiques : la forte progression des électriques en France et en Allemagne contribue à soutenir l’ensemble du secteur.

Pour mesurer la portée de cette offensive, il faut ainsi regarder simultanément les volumes, les parts de marché et la transformation des motorisations. C’est la combinaison de ces tendances, plus qu’un seul chiffre spectaculaire, qui façonne la nouvelle compétition européenne.

Ce que les chiffres changent pour les automobilistes

Pour un acheteur, l’arrivée de nouvelles marques élargit le choix et renforce la comparaison entre les modèles. La progression des immatriculations ne permet toutefois pas, à elle seule, de juger la fiabilité, le coût d’usage ou l’adéquation d’une voiture à un trajet quotidien. Ces critères restent essentiels, que l’on choisisse une électrique à batterie ou une hybride.

À l’échelle du marché, la hausse des ventes chinoises révèle surtout que l’Europe est devenue un terrain de compétition décisif pour la mobilité électrique. La suite dépendra de la capacité de chaque constructeur à transformer la visibilité actuelle en présence durable auprès des conducteurs. Dans cette course, l’essor des ventes électriques est à la fois un moteur de croissance et un test de solidité pour les marques.

De combien les ventes de BYD ont-elles progressé dans l’Union européenne ?

Entre janvier et septembre 2026, les immatriculations de BYD ont augmenté de 154 % sur un an, pour atteindre environ 206 000 véhicules.

Quelle hausse Chery a-t-il enregistrée ?

Chery a progressé de 246,5 % sur les neuf premiers mois de 2026, avec près de 137 000 immatriculations dans l’Union européenne.

Quelle motorisation domine les ventes de voitures neuves en Europe ?

Les hybrides non rechargeables restent les plus répandues : elles représentent 36,3 % des immatriculations de janvier à septembre 2026.

Les voitures électriques progressent-elles plus vite que les hybrides ?

Oui. Les ventes d’électriques à batterie ont bondi de 48,5 % sur un an, contre une hausse de 10,7 % pour les hybrides non rechargeables.