Pour un salarié ou un indépendant qui utilise sa voiture électrique personnelle dans le cadre de son activité, le barème fiscal peut augmenter le montant des frais kilométriques retenus de 20 %. Cette majoration concerne le calcul des frais de déplacement : elle ne réduit pas directement l’impôt de 20 % et ne constitue pas un remboursement versé par l’administration.
Le dispositif vise les voitures fonctionnant exclusivement à l’électricité. Le calcul dépend notamment de la puissance fiscale et du nombre de kilomètres professionnels justifiés. Pour en bénéficier, il faut opter pour les frais réels dans sa déclaration de revenus, puis comparer le résultat avec la déduction forfaitaire de 10 % appliquée par défaut aux salaires.
Sarah, salariée qui utilise son véhicule électrique pour visiter des clients, doit donc distinguer ses trajets professionnels de ses déplacements privés et conserver un relevé précis. Elle doit aussi éviter de compter deux fois les dépenses déjà intégrées au barème, comme l’électricité consommée pour rouler. L’enjeu est de documenter correctement ses déplacements avant de choisir la méthode la plus avantageuse.
Majoration de 20 % des frais kilométriques : la règle pour une voiture électrique
Lorsque le contribuable choisit les frais réels, le montant obtenu avec le barème kilométrique officiel est majoré de 20 % pour une voiture exclusivement électrique. La majoration s’applique au résultat du barème, lequel prend en compte la puissance fiscale du véhicule et la distance parcourue à titre professionnel.
En pratique, si le calcul établi avec le barème donne 1 000 €, le montant retenu après majoration atteint 1 200 €. Cette somme constitue une déduction du revenu imposable, et non une réduction équivalente de l’impôt : l’économie fiscale dépend ensuite de la situation et du taux d’imposition du foyer.
La règle ne s’étend pas automatiquement aux voitures hybrides ou hybrides rechargeables. Pour vérifier les conditions et les consignes en vigueur, consultez les informations de Service-Public et le site des impôts.
Calcul des frais de déplacement : quels trajets et dépenses retenir ?
Seuls les kilomètres liés à l’activité professionnelle peuvent être pris en compte. Les déplacements privés sont exclus ; les trajets entre le domicile et le travail obéissent à des règles particulières, notamment lorsque la distance aller dépasse 40 kilomètres, auquel cas des circonstances particulières doivent justifier la distance retenue.
Le barème couvre notamment la dépréciation du véhicule, l’entretien et l’assurance. Pour une voiture électrique, les frais d’électricité nécessaires aux déplacements sont compris dans le calcul : les ajouter une seconde fois reviendrait à déduire deux fois la même dépense.
- À relever pour chaque déplacement : la date, le lieu de départ et d’arrivée, le motif professionnel et la distance parcourue.
- À conserver : la carte grise, notamment pour justifier la puissance fiscale, ainsi qu’un relevé cohérent du kilométrage.
- À distinguer du barème : certains frais, comme les péages et le stationnement, peuvent être retenus séparément sous réserve de justificatifs et des règles applicables.
- À ne pas ajouter une deuxième fois : les dépenses déjà couvertes par le barème, dont l’assurance, l’entretien et l’énergie liée aux déplacements.
Un tableau de trajets tenu au fil de l’année est plus fiable qu’une reconstitution tardive. Sarah peut, par exemple, rapprocher ses rendez-vous clients de son agenda et du kilométrage au compteur pour expliquer les distances déclarées.
| Élément | Traitement pour les frais réels |
|---|---|
| Kilomètres professionnels | Calculés avec le barème selon la puissance fiscale et les distances justifiées |
| Majoration pour une voiture 100 % électrique | Hausse de 20 % du montant calculé au barème |
| Électricité, assurance et entretien | Inclus dans le barème ; ne pas les déduire une seconde fois |
| Péages et stationnement | Peuvent être ajoutés séparément dans les conditions prévues, avec justificatifs |
Plusieurs véhicules ou deux salariés : éviter les erreurs de calcul
Lorsqu’une personne utilise plusieurs véhicules pour son activité, il faut effectuer un calcul distinct pour chacun. Les kilomètres parcourus avec chaque voiture sont associés à son propre barème et à sa puissance fiscale : additionner toutes les distances avant d’appliquer une seule formule peut fausser le résultat.
Dans un couple soumis à une imposition commune, chaque salarié peut aussi choisir séparément entre la déduction forfaitaire et les frais réels. Par exemple, Sarah peut retenir les frais réels si ses déplacements professionnels sont importants, tandis que son conjoint conserve la déduction forfaitaire si elle est plus avantageuse pour lui.
La bonne comparaison se fait donc personne par personne et véhicule par véhicule. La fiche fiscale consacrée au sujet, actualisée le 1er juillet 2026 selon les informations disponibles, rappelle cette distinction pour les contribuables utilisant plusieurs voitures.
Déclaration de revenus : préparer les frais kilométriques de 2026
Les revenus perçus en 2026 seront déclarés en 2027. Le barème et le simulateur correspondant à cette future campagne devront être vérifiés lorsqu’ils seront publiés : les paramètres proposés pour une déclaration antérieure ne doivent pas être attribués automatiquement à la suivante.
En attendant, il est utile de conserver les justificatifs sans les joindre systématiquement à la déclaration. L’administration peut les demander en cas de contrôle ; un relevé précis, la carte grise et les reçus des frais non compris dans le barème permettent alors d’étayer le calcul.
Avant de valider l’option des frais réels, comparez leur montant total à la déduction forfaitaire de 10 % applicable aux salaires. Le simulateur officiel peut aider à comprendre la méthode avec les paramètres disponibles au moment de la consultation, mais il ne préjuge pas du barème de la prochaine campagne.
Les éléments à réunir avant de choisir les frais réels
- La carte grise de chaque véhicule utilisé, pour relever sa puissance fiscale.
- Un journal des déplacements professionnels avec dates, motifs, destinations et kilomètres.
- Les justificatifs des dépenses susceptibles d’être ajoutées séparément, comme les péages et le stationnement.
- Une comparaison entre les frais réels calculés et la déduction forfaitaire proposée pour chaque salarié.
Une préparation régulière simplifie la déclaration et limite les oublis. Pour une voiture électrique, le point essentiel reste de majorer le résultat du barème sans confondre cette hausse avec une remise d’impôt ou un remboursement des recharges.
La majoration de 20 % réduit-elle directement l’impôt ?
Non. Elle augmente de 20 % le montant calculé avec le barème kilométrique. Ce montant est une déduction du revenu imposable lorsque vous choisissez les frais réels ; l’effet sur l’impôt dépend de votre situation fiscale.
Une voiture hybride peut-elle bénéficier de la majoration ?
La majoration concerne les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité. Une voiture hybride ou hybride rechargeable n’y a donc pas droit automatiquement.
Peut-on déduire les frais de recharge en plus du barème ?
Non pour les dépenses déjà couvertes par le barème : l’énergie utilisée pour les déplacements est comprise dans son calcul. Certains frais distincts, comme les péages et le stationnement, peuvent être ajoutés sous conditions et avec justificatifs.
Quels justificatifs conserver pour les frais kilométriques ?
Conservez la carte grise, un relevé des trajets professionnels indiquant dates, motifs, destinations et distances, ainsi que les justificatifs des dépenses non comprises dans le barème. Ils ne sont généralement pas joints à la déclaration, mais doivent pouvoir être présentés à l’administration.
